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Les Tunisiens se prononcent sur une Constitution élargissant le pouvoir du président
information fournie par Reuters 25/07/2022 à 10:20

* Les détracteurs du président estiment que la nouvelle charte lui confère trop de pouvoirs

* Les analystes s'attendent à ce que les électeurs soutiennent la Constitution malgré le faible taux de participation

* La plupart des Tunisiens sont davantage préoccupés par les problèmes économiques

* Les partis d'opposition boycottent le référendum

par Tarek Amara et Angus McDowall

TUNIS, 25 juillet (Reuters) - Les Tunisiens sont appelés ce lundi à se prononcer par référendum sur un projet de nouvelle Constitution qui renforcerait les pouvoirs du président Kaïs Saïed.

Le vote a lieu un an après que Kaïs Saïed a gelé les travaux du Parlement, s'octroyant la quasi-totalité des pouvoirs et gouvernant par décret depuis.

Les partis d'opposition divisés de la Tunisie ont qualifié sa démarche de coup d'État risquant de replonger la Tunisie dans l'ère autocratique d'avant la révolution, et de planter le dernier clou dans le cercueil des soulèvements du "printemps arabe" de 2011.

Les analystes s'attendent à un vote en faveur du "oui" avec une faible participation.

Si la quasi-totalité des grands partis politiques et des organisations de la société civile ont dénoncé une approche unilatérale de la réécriture de la constitution et la légitimité du référendum, ils n'ont néanmoins pas réussi à constituer un front uni.

La désunion était visible lors des manifestations contre Kaïs Saïed ayant eu lieu ces derniers jours. Le parti islamiste Ennahda, le plus grand parti au Parlement, était présent lors d'une manifestation samedi. Les organisations de la société civile et de plus petits partis ont organisé une manifestation vendredi. Un parti soutenant le régime d'avant la révolution a tenu sa propre manifestation durant les deux jours.

Sur les trois élections parlementaires et les deux élections présidentielles depuis la révolution, le taux de participation le plus bas, de 41%, a été enregistré en 2019 pour la chambre que Kaïs Saïed a dissoute.

Une participation lundi bien inférieure à ce taux remettrait encore plus en question la légitimité de la nouvelle constitution de Kaïs Saïed ainsi que son projet de refonte de la politique tunisienne.

(Reportage Tarek Amara, rédigé par Angus McDowall, version française Charlotte Lavin)

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